Le parlementarisme au Bénin en débat

Maillon essentiel d’une gouvernance démocratique, les différentes législatures qui se sont succédées après la conférence nationale de 1990 n’ont pourtant pas toujours été assez productives en matière de représentation du peuple, de contrôle de l’action gouvernementale et en vote de lois bénéfiques aux populations. Le parlementarisme au Bénin depuis cette période n’a donc pas facilité le consensus et la cohésion sociale.

Aux termes de la sixième « soirée politique » organisée ce vendredi 20 février 2015 au sein des locaux de la Fondation Friedrich Ebert (FES) sur le thème « Quel Parlement pour préserver les acquis démocratiques au Bénin », la FES a voulu apporter sa contribution dans le contexte actuel de préparation des élections législatives. Cette soirée politique visait donc à appréhender les difficultés qui ont ralenti la réalisation d’un parlementarisme au service du progrès social. Le panel était composé de quatre personnalités en la personne de l’honorable Amissétou AFFO-DJOBO, ancienne parlementaire et Présidente du parti Rassemblement Citoyen pour la République RCR-LAADA, l’honorable Nouhoume Bida YOUSSOUPHOU, parlementaire de la mouvance au titre de la sixième législature, M. Wilfried Léandre HOUNGBEDJI, journaliste au quotidien La Nation et analyste politique et M. Elfried Dodji DOSSAVI-MESSY, acteur de la société civile et membre de la promotion 2014 du programme « Jeunes Leaders du Benin » de la FES. Sous la modération de M. Expédit OLOGOU, journaliste-consultant, et devant un public composé de personnalités politiques, de membres du corps diplomatique, des acteurs de la société civile, des médias et autres, les panelistes sont revenus en premier lieu sur le bilan des différentes législatures que la plupart ont reconnu être mitigé du fait de la mauvaise appréhension de leurs responsabilités par les parlementaires.

Le manque de production parlementaire qualitative a été unanimement déploré. Au nombre de l’audience présente, Me Robert DOSSOU, ancien Président de la Cour Constitutionnelle, en se référant aux modèles républicains occidentaux est revenu sur la jeunesse de la démocratie béninoise et sur la nécessité de temps pour construire une nation démocratique. Pour résoudre le problème de l’achat de conscience des populations lors des joutes électorales, les panelistes et invités se sont tous accordés sur l’importance de l’éducation et des initiatives de sensibilisations de l’électorat afin que la septième législature puisse véritablement répondre aux aspirations des Béninois.

 

 

Actes de la Soirée Politique: Quel Parlement pour préserver les acquis démocratiques au Bénin / FES Cotonou