Atelier de formation des professionnels des médias pour une couverture responsable des législatives

Le Bénin poursuit son expérience démocratique à travers ce qu’il fait désormais le mieux, à savoir l’organisation régulière des élections. Dans l’optique de sensibiliser quelques acteurs externes des prochaines élections législatives, communales et locales qui auront respectivement lieu les 26 Avril et 31 Mai, la Fondation Friedrich Ebert, en partenariat avec l’Union des Professionnels des Medias du Benin (UPMB), se sont lancé depuis le 30 mars 2015, dans une caravane de sensibilisation des hommes des médias à travers le Bénin. Considéré à tort ou à raison comme le chien de garde de la démocratie, la presse joue un rôle prépondérant qu’il importe de clarifier au cours du processus électoral au Bénin. A ce titre, une série de trois formations se sont tenues à Cotonou (30-31 mars), à Bohicon (8-9 Avril) et à Parakou (13-14 Avril). Ces formations ont réunis les rédacteurs en chefs, les chefs desk politiques, des journalistes locuteurs en langues locales.

Au nombre des sujets abordés, les participants ont été entretenus sur la gestion de la rumeur, spécifiquement en période électorale, les sources de l’information, les medias et les nouvelles exigences du code électoral (le droit pénal des élections…), le code de déontologie de la presse au Bénin.

Les communicateurs étaient pour la plupart des hommes d’expérience dans le métier (le Juge Gilbert Togbonon – Expert en matière de délits de presse au Tribunal de Cotonou ; Messieurs Georges Amlon, Edouard Loko, Nicaise Miguel, Michel Tchanou, Philippe Hado, Agapit Napoléon Maforikan, François Awoudo, Guy-Constant Ehoumi…). Ces communicateurs qui ont eu à gérer des contentieux impliquant leurs pairs soit en tant que président de l’Observatoire sur la déontologie des médias (ODEM), soit en tant que membres de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), ou qui sont des références dans le métier de journalisme au Bénin ont longuement exhorté leurs pairs à rester professionnels et à éviter de se faire influencer et manipuler par les hommes politiques à travers les contrats de presse qui ne manquent pas de faire surface en période électorale. Le devoir de conscience mais également le respect de l’égalité et de l’équilibre doivent guider le journaliste dans cette période électorale sensible au cours de laquelle il doit rester le plus neutre possible et participer à un processus électoral pacifique.