Université d’été édition 2015

Du Lundi 27 au Vendredi 31 Juillet 2015 s’est tenue à Grand-Popo (Bénin) la 13ième édition de l’Université d’été organisée par la Friedrich-Ebert-Stiftung. Elle a regroupé une trentaine de jeunes syndicalistes en provenance du Mali, du Ghana, du Togo, du Nigeria, du Bénin, du Burkina Faso, du Sénégal, du Niger et de la Cote d’Ivoire. Le thème principal a porté sur « Quelle éducation pour l’employabilité des jeunes en Afrique de l’Ouest? ». Les participants ont suivi avec une attention particulière les différentes communications sur la question de l’employabilité des jeunes et son lien avec le système éducatif. Ils se sont imprégnés des réalités de chaque pays représentés lors des travaux de groupe divers, des trainings, des sorties pédagogiques et autres échanges informels. Les activités culturelles sous forme de découvertes-pays leur ont permis de voyager au cœur de l’Afrique de l’Ouest grâce au partage réciproque d’informations sur l’histoire politique, économique et sociale des pays représentés. L’importance et la pertinence du thème ont été reconnues par les participants dans la déclaration finale qui a sanctionnée les cinq jours, compte tenu de la situation de la sous-région en matière d’emploi des jeunes. Ils reconnaissent que le taux élevé d’inactivité, de sous-emploi, de mauvaises conditions de travail et de bas salaires s’expliquent par plusieurs raisons, notamment l’inadéquation des qualifications et l’offre de la main-d’œuvre en constante augmentation. Ils ont également constaté que le système éducatif actuel ne favorise pas leur accès à l’emploi pour plusieurs raisons à savoir l’inadéquation entre la formation et les emplois disponibles, la transmission des connaissances théoriques dépourvue de pratique, la faible qualité de l’enseignement ou encore la non-association des entreprises pourvoyeuses d’emploi à la conception des programmes du système éducatif.

Face aux problèmes cités plus haut, les jeunes syndicalistes sont convaincus que la question du sous-emploi des jeunes ne peut être entre autres résolue que par l’intégration régionale à travers la libre circulation des biens et des personnes qui aujourd’hui est véritablement entravée par les différents obstacles à nos frontières. Ils ont également noté qu’il est important d’encourager l’esprit d’entrepreneuriat chez les jeunes par la mise en place des fonds nécessaires et un mécanisme de création d’entreprises fluide soutenu par une politique fiscale souple. Les jeunes leaders syndicaux proposent aux gouvernants de la sous région de mettre l’accent sur la formation professionnelle en prenant en compte les besoins de développement économique et social du moment mais aussi repenser l’enseignement général en associant la pratique à la théorie et en révisant les programmes scolaires à la base.

Les participants à l’Université d’Eté 2015 recommandent aux organisations syndicales de la sous-région de mener des plaidoyers en faveur d’un climat favorable à la création d’entreprises gage de création d’emplois.