Une quarantaine de journalistes sont à Bohicon pendant deux jours pour acquérir de nouvelles aptitudes dans la pratique du journalisme d’investigation. C’est une initiative portée par l’Union des professionnels de médias du Bénin (UPMB) en partenariat avec la fondation Friedrich Ebert.

Expédit OLOGOU, Chargé de programme Représentant                           le Dr Hans-Joachim PREUSS


Il y a une réalité dans la presse béninoise qui dérange l’Union des professionnels des Médias du Bénin. Comme le dit l’adage, le linge sale se lave en famille. A l’occasion d’un atelier formation de deux jours ayant réuni une quarantaine de journalistes des télévisions, radios, presse écrite et en ligne, elle a tenu à changer le cours des choses. Mais avant, Zakiath LATOUNDJI, présidente de l’UPMB fait un rappel. « Il est un constat partagé aujourd’hui que les investigations très bien élaborées se raréfient dans les parutions quotidiennes. Aux yeux de nombre de Béninois, les journalistes sont réduits à des comptes rendus d’activités de séminaire, d’atelier, de colloque. Cette perception peu flatteuse du journaliste interpelle à bien des égards les associations professionnelles, dont l’Union des professionnels des médias du Bénin », indique-t-elle.  Le défi est donc de taille, il faut le relever au plus pressé. Pour y arriver, l’UPMB peut compter sur la fondation Friedrich Ebert. Selon la présidente, cette rencontre est « initiée dans le cadre du projet de formation des professionnels des médias sur les techniques d’investigation et est rendue possible grâce aux soutiens techniques et financiers de la fondation Friedrich Ebert Bénin ». Pour Expédit OLOGOU, Chargé de Programme à Fes-Bénin représentant le Dr Hans-Joachim PREUSS, « la fondation a intérêt à être là. Parce que les médias sont importants. Mais davantage, l’investigation journalistique est le nerf du journalisme en démocratie. Le journaliste d’investigation est un empêcheur de gouverner en rond, de gouverner dans le flou. C’est ce qui l’oblige à faire des travaux approfondis pour sortir ce qui n’est pas connu de tout le monde et qui pourrait aider le citoyen à être autonome dans ses prises de décision. Pour une institution comme la nôtre qui s’investit dans la gouvernance démocratique, elle trouve un moyen de contribuer par le journalisme d’investigation à une meilleure gouvernance démocratique. »

Des techniques à la pratique de l’investigation

La pratique du journalisme d’investigation est un travail ardu et continu. On y arrive que lorsqu’on dispose des armes nécessaires. Au cours des différents travaux, les techniques et outils de la conduite de l’enquête journalistique, la notion de droit et responsabilité du journaliste et les sources d’information ont été portés à la connaissance des professionnels des médias. Guy constant EHOUMI, le représentant des formateurs veut espérer que « d’ici six mois nous puissions voir dans la presse béninoise de l’investigation vraie », « Si vous n’y parvenez pas en six mois se serait une occasion de ratée », a-t-il prévenu. Pour conclure, Zakiath LATOUNDJI a tenu à rappeler que « l’investigation est indéniablement un genre noble dont la pratique donne au journalisme toute sa beauté et lui permet d’assurer sa mission au sein de la société. Elle obéit à des règles et à tout un savoir-faire qu’il est important d’apprendre aux plus jeunes et d’actualiser chez les moins jeunes. »

 

.

 

 

 

 

 

S'abonner à notre Newsletter

Rejoignez notre mailing list pour recevoir les informations de la FES Bénin

Vous êtes abonné aux news de la FES Bénin