Au Bénin, on déplore souvent une fragmentation du secteur syndicale et sa dépendance du soutien de l’état ainsi que des bailleurs étrangers. Et les entrepreneurs ? Agnès Badou, socio-anthropologue et enseignante-chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi et Thomas Bierschenk, professeur d’anthropologie et d’études africaines à l’Université Johannes Gutenberg, Mainz, Allemagne arrivent à une conclusion pareille dans leur ouvrage intitulé « Les entrepreneurs Béninois et leurs associations : Un capitalisme sous tutelle ».

 

Le dynamisme du capitalisme en Afrique a récemment été reprécisé dans les études de développement, d’autant plus que la promotion du secteur dit privé est devenue un domaine d’intervention prioritaire pour les agences de développement. A partir d’une étude empirique détaillée de moyens et grands entrepreneurs et de leurs associations au Bénin, il a été question de savoir si ces hommes et femmes entrepreneurs, représentent non seulement une « classe en soi », mais aussi une classe « pour soi » (Marx).

Les résultats empiriques montrent que les entrepreneurs béninois ont tendance à opérer aux interfaces fluides de l’entreprise privée, de la politique de l’État et de l’engagement associatif, et sont fortement reliés au soutien direct de toutes sortes de la part de l’État et des agences de développement. Les entrepreneurs sont organisés en une multitude hyper-foisonnant d’associations parfois concurrentes, de tailles différentes et dont le champ d’action est généralement limité la plupart d’entre elles étant créée sous initiative externe (organismes internationaux, Etat).

Le schéma qui apparait est celui d’un capitalisme et d’une classe d’entrepreneurs sous la tutelle de l’État et des agences de développement.

 

 

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