Du lundi 10 au mercredi 12 août 2020 se tient à Parakou au Nord-Bénin, l’atelier de plaidoyer pour la relecture de la loi N° 2017-20 portant code du numérique en République du Bénin. Une initiative de l’Union des professionnels des Médias (UPMB) avec l’appui technique et financier de la fondation Friedrich Ebert Bénin.  

Le code du numérique est en débat à Parakou.  C’est à la faveur d’un atelier de plaidoyer de trois jours organisés par l’Union des Professionnels des Médias du Bénin avec l’appui de la Friedrich Ebert Stiftung, bureau de Cotonou. Sont invités à cette rencontre, les Experts universitaires, les juristes, les journalistes et activistes des droits de l’homme.

Pour Zakiath LATOUNDJI, présidente de l’UPMB, « l’avènement du code a marqué une étape très importante dans le monde du numérique.  Mais dans la pratique, beaucoup de journalistes se retrouvent dans des difficultés ». Face à cette situation peu reluisante, les travaux de cet atelier permettront de faire une relecture critique de la loi portant code du numérique en République du Bénin. Cet exercice aboutira à des propositions d’amendements de la loi. « Il est important de réfléchir et voir comment, avec les acteurs des médias, on peut travailler sainement sans avoir les difficultés sur la base du code du numérique », a-t-elle ajouté.

Partenaire traditionnel pour une presse de qualité au service de la démocratie, la Fondation accompagne depuis plusieurs années l’UPMB dans l’atteinte de sa mission. Selon Dr Expédit OLOGOU, représentant à l’occasion le représentant résident de la FES, Dr Hans Joachim PREUSS, « la fondation a pris l’habitude de travailler avec l’UPMB, parce qu’elle croit qu’il n’est pas possible d’avoir une démocratie sans une presse dynamique indépendante, autonome ».

 

Relire le code pour « zéro journaliste en prison »

Première phase du projet « Zéro journaliste en prison », cet atelier de plaidoyer de l’UPMB est très ambitieux selon Zakiath LATOUNDJI, mais pas impossible. Il s’agira pour les participants, de répertorier les infractions de presse par le biais de la communication électronique ainsi que les dérapages dans le cadre des publications en ligne, de relever les violations des droits des professionnels des médias ainsi que toutes situations relevant de la violation de leurs droits dans l’exercice de leur fonction. Au terme de ces différentes tâches, l’UPMB espère « faire l’état des lieux de la liberté de la presse au Bénin, parvenir à dénombrer les infractions de presse par le passé par le biais d’une communication électronique ainsi que les dérapages dans le cadre des publications en ligne et disposer d’un document de plaidoyer pour la relecture de la loi N° 2017-20 du 20 avril 2018 portant code du numérique en République du Bénin. C’est là, l’élément important des différentes réflexions », a précisé Zakiath LATOUNDJI.

Présent aux côtés de l’Union des Professionnels des Médias pendant ces trois jours, la Fondation Friedrich Ebert Bénin a émis le vœu que les propositions et améliorations qui découleront des différentes réflexions aident l’UPMB dans sa fonction protectrice des médias au Bénin. « Que les échanges soient fructueux, documentés, critiques au sens objectif du thème », a conclu le Dr Expédit OLOGOU.

 

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