Jeudi 8 octobre 2020 a démarré à Grand-Popo, le séminaire national sur le harcèlement sexuel en milieu de travail. L’initiative est portée par le Réseau des Femmes syndicalistes du Bénin (REFES) avec l’accompagnement de la Fondation Friedrich Ebert.

Face au phénomène du harcèlement sexuel en milieu de travail, le Réseau des Femmes syndicalistes du Bénin a décidé de prendre ses responsabilités. Au cours d’un séminaire national qui se tient du 8 au 10 octobre 2020 à Grand-Popo, elle a pris l’initiative d’aborder la question sans tabous avec l’appui de la Fondation Friedrich Ebert.

Pour Basilia Koukoui, Présidente du REFES, ce sujet est d’importance et représente « un drame, un fléau silencieux qui fait des ravages et place les victimes dans des situations de handicap, juste parce que les victimes sont non informées ou mal informées, malgré l’arsenal juridique qui existe dans notre pays ». À l’en croire, cette rencontre de trois jours sera l’occasion pour le réseau « de renforcer la capacité des leaders syndicales afin de combattre et d’éliminer ce fléau ».

Partenaire technique et financier de cette initiative « noble », la Fondation Friedrich Ebert par la voix de Nouratou Zato, chargée des Programmes et représentant le Dr Hans-Joachim PREUSS, a fait savoir que l’institution « accorde du prix à l’égalité sur tous les plans et est de ce point de vue sensible aux efforts des syndicats qui sensibilisent et forment leurs militants sur leurs droits ». La Chargée des Programmes veut espérer que les discussions permettront de cerner la législation internationale et nationale qui encadre le droit des femmes, de discuter sans tabous ni faux-fuyants le phénomène du harcèlement sexuel afin de sortir de ce séminaire avec des stratégies pour lutter contre ce fléau. « Au-delà des stratégies nous espérons arriver à terme à vous voir engager dès l’année prochaine dans une campagne pour la ratification de la convention 190 », a-t-elle affirmé.

Une série de communications pour un changement de comportement

La question du harcèlement sexuelle en milieu du travail est de plus en plus en vogue et mérite une attention particulière. C’est ce qui d’ailleurs a motivé le REFES et la FES-Bénin à programmer une série de communications attribuées à des experts capables d’aborder la thématique dans tous ses aspects. Pour un programme aussi étoffé, le président du Comité de Gestion des Fonds des Organisations Syndicales (Cogefos), Noël Chadaré a exhorté les participants à « une réflexion véritablement fructueuse qui servira de base aux actions que les femmes du REFES ensemble avec tous les acteurs du travail et les organisations de la société civile et la CSC-Afrique, peuvent mener en faveur d’un monde du travail plus sûr et des plus épanouissant pour les femmes ».

Jocelyn Ahyi, Maire de la commune de Grand-Popo, n’a pas caché à l’occasion sa joie pour le choix porté sur sa ville. Pour une rencontre portant sur un thème d’importance comme celui du harcèlement, il a dit être persuadé que « sans lutte il n’y a pas de vie ».

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