A la FES, nous sommes convaincus qu’il n’existe pas de démocratie sans une presse libre et crédible. Notre appui à Banouto, qui se distingue positivement dans le paysage médiatique béninois, participe donc de notre engagement à soutenir les initiatives qui contribuent au renforcement d’une presse libre, crédible et pluraliste dans la construction démocratique du Bénin.

Ces enquêtes et reportages réalités par le journal Banouto, vous feront découvrir les vulnérabilités et les paradoxes de Karimama. Dans cette commune coincée entre le Parc W et le fleuve Niger, les terres agricoles et de pâturage se raréfient. La situation engendre des différends permanents entre agriculteurs d’une part, et entre agriculteurs et éleveurs d’autre part. Et l’avenir des enfants s’écrit en pointillés. Car, sur le plan éducatif, c’est la commune des paradoxes. Les écoles primaires existent, mais elles manquent d’élèves. Les parents préfèrent occuper leurs enfants par les travaux agro-pastoraux. L’autre paradoxe s’appelle Tilawa. C’est un village béninois quasiment pris en charge par le Niger. Karimama est aussi la commune de l’ingéniosité où certains habitants ont fait des moulins à farine une source alternative d’énergie.

A Kétou, sur la palette des défis socio-économiques et sécuritaires, vous pourrez être amené à couler des larmes. Vous lirez des récits épiques sur les drames de la transhumance transfrontalière. Une commune qui, périodiquement, devient le théâtre d’affrontements sanglants entre éleveurs locaux ou étrangers et des paysans. A l’enjeu sécuritaire, s’ajoute celui économique. Voisine du Nigéria, la ville béninoise de Kétou est un haut lieu de commerce transfrontalier. Les multiples échanges commerciaux, favorisés par la proximité avec le géant de l’est, produisent de riches individus, mais l’administration communale peine à mobiliser des ressources pour financer le développement local. La culture et le tourisme sont également au rendez-vous, mettant en exergue une ville dont les vestiges s’écroulent.

Les enquêtes vous présentent les cinq visages de Tanguiéta où l’accès à l’eau est si problématique que « se laver devient un luxe ». Dans cette commune, l’activité touristique est au ralenti depuis l’enlèvement de deux touristes français dans le Parc National de la Pendjari et l’assassinat de leur guide béninois le 1er mai 2019. La filière « néré » est également balbutiante, malgré le commerce (exportation vers le Burkina Faso) autour du produit vivrier depuis plusieurs années. Tanguiéta, c’est aussi la commune de réparation des femmes ! Vous en saurez davantage à travers les histoires de survie d’anciennes victimes de fistule obstétricale, traitées et réinsérées dans la société grâce à l’hôpital Saint Jean de Dieu et la Fondation Claudine Talon.

Actualité oblige, les plumes peignent la situation de la Covid-19 dans les communes frontalières sillonnées.

A travers ce dossier, Banouto contribue au développement inclusif et à l’avènement d’une société béninoise où règnent l’égalité, l’équité et la justice sociale. Cette finalité cadre avec la vision de la FES Bénin qui est de soutenir les transformations sociales, politiques, inclusives et durables, avec un accent particulier sur les jeunes et les femmes.

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